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Le nouveau site de l'Association LîDjibouti

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Folklore Djiboutien le 1er mai 2018 à Liège

Présentation de l'association LîDjibouti

C'est en février 2007 que deux collègues au CPAS de Liège ont l'idée de fonder une association d'amitié entre Belges et Djiboutiens, ceux immigrés en Europe comme ceux restés au pays, ils créent l'association de fait LîDjibouti, comme ils n'ont pas d'argent ils mettent au service du groupe leurs petits moyens dont leurs ordinateurs personnels et c'est via internet que, peu à peu, l'association se fait connaître et compte de plus en plus de sympathisants, pas seulement en Belgique et à Djibouti, des contacts sont noués aussi en Suisse et en France.

Ces deux fondateurs sont Abdoulkader ALI IBRAHIM réfugié en Belgique d'origine djiboutienne, d'un village à la frontière Erythréenne : Raheita, un Afar, et Jacques CHEVALIER, né à Liège et belge. En quelques mois l'association compte une cinquantaine de membres et en avril les deux compères se disent que ce serait utile de faire une fête au mois de juin, par exemple, afin de lancer pour de vrai l'association, de rassembler la communauté Djiboutienne de Belgique qui comptait à ce moment un peu moins de 1000 personnes dont des enfants sur tout le territoire belge, dont une vingtaine de familles en région liégeoise et autant d'isolé(e)s dont des personnes originaires des pays voisins comme la Somalie, l'Erythrée, l'Ethiopie...

Les 6 heures de LîDjibouti dans une salle à Grivegnée, chez les amis de la Communauté du Beau Mur, plus de 150 personnes participantes avec des chants et danses des amis Djiboutiens de Liège mais aussi de Bruxelles, une chanteuse belge (Myriam Piron) et un de ses élèves, une petite exposition avec des stands du folklore Djiboutien, mais aussi d'associations soeures comme le CRACPE et Présence et Action Culturelles, plein de petites et bonnes choses à manger, un bar bien achalandé, les premiers sous qui rentrent dans la caisse nous permettant d'envisager la création d'un site internet payant.

Peu avant la fête, une émission passe à RTBF (télévision belge) on y présente une coutume très ancrée en Afrique et particulièrement à Djibouti, celle de la mutilation génitale féminine, Jacques Chevalier et Myriam Piron, en couple à l'époque, sont très choqués d'apprendre que ce qu'il faut bien nommer une forme de barbarie concernait 95 % des femmes de Djibouti qui, en plus de subir l'ablation à vif de leur clitoris durant leur jeunesse (avant le mariage) étaient, en plus charcutées et recousues avec des assemblages de terre et de mixtures à base de plantes, nombre d'entre elles en mouraient d'autant que les couteaux et autres lames de rasoir n'étaient pas désinfectés et servaient pour "opérer" à vif parfois 50 petites filles lors de fêtes aux villages. Dès le lendemain, Jacques en parla à son collègue Ibrahim qui reconnut que cette pratique existait bel et bien mais que c'était la tradition et puis que c'était une "histoire de femmes" et qu'il ne fallait pas s'en mêler, qu'on avait décidé que l'association ne ferait pas de pilitique et que la tradition devait être respectée. Outré, Jacques prévint son ami, "on organise une conférence sur les mutilations génitales féminines à Liège en y invitant la jeune djiboutienne qui avait ému des centaines de milliers de téléspectateurs lors de l'émission de la veille et si l'association n'était pas d'accord il s'en retirerait et tant pis pour la fête de juin." L'ami Djiboutien, fin diplomate, céda assez vite se disant que d'ici là, Jacques parlait du mois d'octobre, ce serait vite oublié...

Mais à la fête de juin plusieurs femmes djiboutiennes ont trouvé que c'était une bonne idée cette conférence et elle finit par avoir lieu dans la grande salle du syndicat FGTB à Liège avec des représentantes du GAMS (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles), Sarah la jeune Djiboutienne, Kaddiatou Diallo, la présidente du GAMS mais aussi Nathalie Carlier médécin au centre de Planing familial Louise Michel de même que sa présidente Claudine Mouvet. Une membre de Lîdjibouti (Samia Yousouf) qui a sauvé sa fille de la mutilation a témoigné et les 114 personnes présentes ont décidé la création du "collectif Liégeois contre les MGF", une formidable conséquence de l'action de l'association LîDjibouti dont ce  site est le nouveau média. (pour lire la suite cliquer ICI )

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